Archives de catégorie : bibliothèque

« La Belle Vie »

Jeudi 15 novembre, 18 heures
Thiviers, bibliothèque,
conférence



Hélène Tayon, Lanouaille 2018

Rencontre avec Hélène Tayon
la Belle Vie

Hélène Rayon, notre voisine de Payzac, a longuement enseigné au Proche-Oient, c’est à dire au Levant, et au Moyen-Orient, dans les lycées et les écoles françaises. Ayant pris sa retraite il y a quelques années après un dernier poste en France au lycée Porte d’Aquitaine, elle se consacre depuis à la littérature. La Levantine est son quatrième ouvrage et son deuxième roman

Rose-Marie Vivien, levantine et personnage principal de l’histoire, est ainsi accompagnée par l’auteur tout au long d’une vie qui n’aura au fond que les apparences de la belle vie, depuis l’opulente Izmir où les enfants des planteurs de tabac turcs et des négociants français vivent une jeunesse dorée, et, dans le roman, des amours secrètes et mouvementées.
Istanbul ensuite, où une tante mène une vie libre, cultivée et heureuse à laquelle Rose-Marie ne goûtera que brièvement, presqu’en cachette et malgré elle.
Saint-Junien et Limoges où la mère de Rose-Marie se montre très rigoriste jusqu’à l’absurde et l’insensible.
Paris et son université où Rose-Marie trouve un mari commode plus âgé qu’elle mais qui assure au couple l’assisse bourgeoise que Rose-Marie recherche.
Une banlieue cossue de Bordeaux enfin où Rose-Marie, devenue femme mûre et son mari vieillissant, tombera sous l’emprise de la société de consommation et du vivre à crédit.
Autant de situations et de contextes pour lesquels Hélène Tayon développera dans sa causerie quelques-uns des problèmes sociétaux d’aujourd’hui et du passé levantin récent, évoqués par son ouvrage et qu’elle juge importants.

La rencontre du 25 octobre avec Valérie Zézé

Bel échange entre le public, dont une part avait lu avec beaucoup d’émotion et d’admiration la BD où se raconte son histoire récente avec une Valérie Zézé très en forme, cette jeune française (elle a tout de même 52 ans) qui vit actuellement à Nanthiat, soutenue par Sylvie Leroy, la directrice de l’atelier d’ornement.
Valérie a parlé assez librement de son enfance française, la DASS à son arrivée et les familles d’accueil assez sordides, l’institut de la Providence à Amiens, où elle était la seule « black », plus tard la vie en détention dans le cas des peines brèves (et la Belgique n’est pas différente de la France à cet égard).
Elle a parlé aussi de sa relation apaisée avec le père dont elle est la fille ainée (avec lequel elle n’a jamais rompu), de l’impact de tous ces événements sur la vie de son fils trentenaire, aujourd’hui établi à Bruxelles.
On a pu au passage apprécier la qualité du travail de la communauté thérapeutique Maison André Le Gorrec à Brantôme, qui aide les patients à faire de leur victimisation une force et ainsi la surmonter (je simplifie outrageusement, sinon tout le monde saurait le faire).
On attend avec impatience en 2019 la parution de ses deux livres, en cours de correction.
Un Conte (dont j’ai oublié le nom) et un roman (Devant le Barreau – Derrière le Barreau) dont les premiers feuillets avaient déjà fait l’objet avec un certain succès, d’une lecture théâtralisée mise en scène par Patricia Houyoux.
Bien entendu, comme à l’accoutumée, les échanges se sont prolongés autour du verre de l’amitié.

Valérie Zézé : la Prison et la Récidive

Jeudi 25 octobre, 18 heures
Thiviers, bibliothèque,
conférence

Rencontre avec Valérie Zézé
la Prison et la Récidive
ou
comment devient-on récidiviste, et la prison soigne-t-elle ?

Valérie Zézé avait commencé une carrière de professeur de lettres lorsqu’après l’accident d’un élève dans sa classe, elle se retrouve sans emploi, découvre la drogue, pratique le vol, réitère dans la récidive , connait la prison.

Avec Delphine et Anaële Hermans, elle relate son histoire dans une bande dessinée et vient de recevoir le prix Atomium de Bruxelles pour « la Ballade des Dangereuses » parue cette année aux éditions de la Boîte à bulles.

Après sa cure de désintoxication, Valérie Zézé réside libre à Nanthiat où elle a d’ailleurs organisé un salon du livre « les Cris féminins – l’Ecrit féminin » avec une douzaine de femmes auteurs.

Et se construit dans ce village un emploi d’écrivain public.