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Comment on fait les tartelettes amandines.

Battez, pour qu’ils soient mousseux,
Quelques oeufs ;
Incorporez à leur mousse
Un jus de cédrat choisi ;
Versez-y
Un bon lait d’amande douce ;
Mettez de la pâte à flan
Dans le flanc
De moules à tartelette ;
D’un doigt preste, abricotez
Les côtés;
Versez goutte à gouttelette
Votre mousse en ces puits, puis
Que ces puits
Passent au four, et, blondines,
Sortant en gais troupelets,
Ce sont les
Tartelettes amandines!

Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, acte II, tirade de Ragueneau
pour ceux qui ont suivi

Ce poème, un peu irrégulier mais avec de bonnes rimes est d’ailleurs assez difficile à dire si l’on sort du contexte de la pièce : il faut en faire un peu tout de même, mais pas trop non plus
Cet enregistrement, tiré d’une version filmée assez récente, me semble pas mal (d’autant qu’on voit Depardieu à la suite – quelques minutes) :

Quoi de neuf ? Mozart, Schubert, Rossini !

Rappelons que le concert a bénéficié du soutien conjoint du Département et de la Communauté de communes.
Blandine Courel, directrice du conservatoire de la Dordogne était également représentée.
Ces présences sont importantes aussi – moralement – pour les organisateurs et nous en remercions ces personnalités
A noter également la proportion des invités des communes alentour présents ou représentés (Sorges, Lempzours, Nantheuil, Milhac de Nontron, Vaunac), et même la participation, discrète et furtive de membres des nouvelles associations.
Ce qui nous a donné l’idée de la citation (un peu étendue) en titre de cette postface.

Cabinet de Ferdinand De Jean à Amsterdam par Jacobus Buys

Dans l’atmosphère feutrée de la salle du Le Clair, le son très doux et très pur, très juste et très agile aussi, de la flûte de Sabine Frenzl accompagné d’un trio à cordes bien équilibré, évoquait l’interprétation par leur commanditaire dans une demeure élégante d’Amsterdam, des trois premiers quatuors de Mozart, les nos 1 et 3 en l’occurrence.
Plus tôt, à la Résidence de Wurtzbourg, transposé par Joseph Küffner, musicien de cour et ,dirait-on aujourd’hui, d’harmonie, l’écoute des derniers airs à la mode venus d’Italie, l’ouverture du Barbier de Rossini ou la paraphrase du grand air virtuose de Figaro encore plus brillante que tel que chanté par un baryton
Ou plus familial, dans une maison de la paroisse de Lichtental ou dans un salon ami à Vienne, les prémices d’un trio à cordes encore inachevé (et qui de 1816 à 1828 le restera).

Un moment musical agréable et somme toute très vivant, exigeant au niveau de l’interprétation, dans une après-midi d’automne par ailleurs un peu terne.

Photographie extraite de la série de clichés pris par l’OPPV à l’issue de la répétition

Week-end plaisant aussi pour les musiciens en avant-concert puisqu’arrivés tôt, ils ont profité de la beauté de la campagne du Périgord (du côté de la ferme Paradinas et vers le départ de la boucle des « Trois Cochons »), et repartis avec quelques kg de noix bio du Périgord – production de la ferme thibérienne des Âges – et même un bocal de sa fameuse farine de noix, le violoncelliste est aussi, comme Ragueneau poète, pâtissier.
Et bien sûr, on aura ouvert d’emblée le bocal d’une spécialité au canard, façon « grand-mère ».

Merci enfin à nos bénévoles, Brigitte parfaite hôtesse à l’entrée – entre autres mérites, Gabriëlle, à l’œuvre dès samedi soir, et, de Tours, Gilles et Edith.

au public

CHARTRETTES
sonnet

Je me suis demandé pourquoi ce nom « Chartrettes » ?
Et puis j’ai découvert sur ses pages Internet
L’école de musique : ADAC soixante-dix-sept
Qui avait accueilli deux de nos interprètes.

Violoncelle de Thibault, violon de Caroline
Alto de Nicolas et flûte de Sabine
Vous feront partager leurs mélodies divines
De passage aujourd’hui en terres périgourdines.

Deux quatuors de Mozart, un air de Rossini
Ce programme contient des œuvres de génie
Interprétées pour vous ce soir avec brio.

Et vous aurez en prime, pour finir, un trio
D’un grand compositeur d’œuvres inachevées ;
J’ai nommé Franz Schubert, vous l’aviez deviné !

Richard Mailfert
Dimanche 6 novembre 2022

Quatuor Chartrettes

Dimanche 6 novembre 15 heures
scène du cinéma Le Clair
quatuor à cordes avec flûte Chartrettes
entrée 13 EUR
contact et réservation 05 53 55 12 50 (O.T.) et 06 82 24 00 76
avec le soutien du département de la Dordogne, de la communauté Périgord Limousin et de la commune de Thiviers

Le programme comprendra

les quatuors pour flûte et trio à cordes n°1 et 3 de Mozart
transposée pour cette formation, l’ouverture du Barbier de Séville de Rossini
en intermèdes, les cordes interprèteront le trio D471, inachevé, de Schubert

Le quatuor
Chartrettes est une ville de Seine et Marne dont le quatuor a pris le nom. En face de Bois le Roi elle est située sur la rive droite de la Seine, et son école de musique associative , très dynamique, offre aux professeurs des environs, jusqu’à Melun et Fontainebleau, quatre concerts de libre programmation par an. C’est lors de l’un d’eux l’an passé que le quatuor s’est constitué, entre musiciens qui se connaissent et s’apprécient depuis de nombreuses années.
On notera d’ailleurs que le conservatoire américain de Fontainebleau et son festival d’été, un des plus anciens de l’espèce, constitue dans cette région un point d’attraction extrêmement fort pour les mélomanes

Sabine Frenzl flûte

Elève de Patrice Bocquillon (grande figure de la musique contemporaine et aujourd’hui directeur artistique de l’ensemble Fa),et après l’école normale Sabine Frenzl part se perfectionner à Graz . Concertiste (Vivaldi, Mozart) elle a participé et participe à de nombreux ensembles contemporains ou de musique de chambre, duos, trios ou quatuors, en France, en Autriche ou en Italie et soutient un orchestre amateur en soliste ou en chef de pupitre.

Caroline Lacroix violon

Ingénieur diplômée de l’INPG (Grenoble) mais ayant peu exercé à la suite, Caroline Lacroix a, en alternance de l’enseignement scientifique, fait ses études de violon au CRR de Paris puis à l’école Normale de musique. D’abord chambriste, elle fait aussi partie de l’ensemble à cordes Dodéka, lequel n’hésite pas dans ses concerts à se mettre lui-même en scène. Elle apprécie pour la liberté d’expression musicale, sa participation au groupe Malo en accompagnement des récitals de l’auteur compositeur interprète Jérôme Arnould, admirateur et d’une certaine façon dusciple de Brassens. Et elle se fait conteuse pour l’initiation musicale des très jeunes.

Nicolas Galière alto

Après Aix en Provence et le CRR de Paris où il a choisi l’alto, Nicolas Galière, formé à la musique de chambre par le premier violon du quatuor Amadeus, altiste du quatuor Simon, est régulièrement sollicité pour intégrer de nouveaux ensembles – en l’occurrence le trio Sans Ombre et le quatuor Chartrettes, mais aussi récemment le quatuor parisien sans nom constitué par Gérard Poulet. Il est d’autre part l’altiste solo de l’Open Chamber Orchestra, Il intervient à l’Académie de musique de Mirecourt,  cité des Luthiers. Il est l’un des tuteurs de l’Orchestre français des Jeunes Talents. Il soutient comme chef de pupitre et à l’occasion comme soliste, l’Orchestre Symphonique associatif En Résonances (OSER)  qui unit grands amateurs et professionnels.

Thibault Seillier violoncelle

Après le CRR de Boulogne-Billancourt, Thibault Seillier s’est perfectionné au conservatoire royal de Bruxelles où il a noué de solides amitiés. Très engagé dans l’enseignement, le travail de coordination des écoles de musique associatives de Bois le Roi et de Chartrettes ainsi que dans une participation au réseau Accordissimo (lequel propose séjours et stages musicaux) il est essentiellement chambriste (ensemble Ponticello, trio Esprit) et, comme Nicolas, soutient l’orchestre Oser.

Trio Sans Ombre

Dimanche 7 novembre 15 heures
scène du cinéma Le Clair
trio à cordes
entrée 12 EUR
contact et réservation 05 53 55 12 50 (O.T.) et 06 82 24 00 76
avec le soutien du département de la Dordogne, de la communauté Périgord Limousin et de la commune de Thiviers

Le programme comprendra

la sérénade en ré majeur op. 10 de Beethoven
la sérénade en ut majeur op. 8 d’Ernő Dohnányi  (4e mouvement)
le trio D581 en si bé bémol majeur de Schubert
transposées pour trio à cordes, les variations Goldberg (1 à 12)

Le trio

Maria Ciszeuska violon
A l’origine de la création du trio Sans Ombre, Maria Ciszeuska est née à Gdansk où elle a passé son enfance. Sa famille s’est ensuite installée à Flensbourg, ville luthérienne du Schleswig-Holstein, proche du Danemark, où pendant ses années de gymnasium, elle a été formée, bien que catholique, aux musiques de Buxtehude et de Bach par le Cantor de la paroisse. Elle a poursuivi à Weimar puis à Guidhall en Grande Bretagne où elle a rencontré un maître de l’improvisation en musique classique Dovid Dolan.
Toujours inventive, elle a constitué un sextuor à cordes (double trio) avec dans son répertoire à venir, les sextuors de Brahms

Nicolas Galière alto
Formé à la musique de chambre par le premier violon du quatuor Amadeus, Nicolas Galière, altiste du quatuor Simon, a rejoint le trio Sans Ombre peu de temps après sa fondation. Il est d’autre part soliste de l’Open Chamber Orchestra, lequel prépare actuellement une intégrale des concerti de Mozart avec la pianiste Dana Ciocarlie. Il intervient à l’Académie de musique de Mirecourt, Cité des Luthiers. Et il est l’un des tuteurs de l’Orchestre français des Jeunes Talents.

Marta Bannenberg (Bannenberg-Yordanova), violoncelle
L’une des fondatrices du trio Sans Ombre, Marta Banneberg a fait ses études de violoncelle à l’Académie nationale de musique Pantcho Vladiguerov  à Sofia , en Bulgarie, pays dont elle est native. Sa sélection à Magdebourg dans le pupitre des violoncelles de l’Orchestre Européen des  Jeunes lui a permis – parcourant toute l’Europe, d’en découvrir les grandes salles et d’explorer tour le répertoire symphonique.
Ayant choisi il y a 18 ans de s’installer la France, elle s’est rapidement rapprochée de l’Orchestre national de Radio-France et a bénéficié de l’enseignement personnel de très imprégné de l’accompagnement orchestral de l’opéra qu’il a pratiqué à Covent Garden.
Elle a rejoint en 2016 le quatuor Janus et prépare avec eux le programme Les Voix étouffées – par la 2e guerre mondiale – destiné à restituer au public d’aujourd’hui les quatuors de  compositeurs au destin brisé tels que Zemlinsky, Krásac ou Ulmann


Quatuor Simon

Dimanche 24 novembre 15 heures
salle du cinéma Le Clair
quatuor à cordes Simon
entrée 12 EUR
contact et réservation 06 82 24 00 76
avec le soutien du département de la Dordogne, de la communauté Périgord Limousin et de la commune de Thiviers

Le programme est ainsi composé :
Beethoven le quatuor n°7
Dvořák les Cyprès romances 2, 11 et 12
Schumann le quatuor n°1

Le quatuor
Le quatuor Simon est né de la rencontre à Paris il y a « quelques » années de quatre futurs grands prix du Conservatoire. Cet ensemble reçut d’emblée plusieurs distinctions. Membres fondateurs Maud et Jérôme furent ensuite rejoints par Bertrand et Nicolas.
« De Bach à Boulez », le quatuor  Simon  a  de nombreux enregistrements en CD et à la radio. Le CD disponible le plus récent est celui du Quatuor Armingaud de Lalo. On attend l’impression de ceux, dont les bandes sont prêtes, de Brahms et du compositeur chilien Enrique Soro (1884-1954)

Maud violoncelle et Jérôme premier violon
La famille Simon fréquentait les Loewenguth. Aussi Maud et Jérôme commencèrent-ils véritablement leurs études musicales à la Scola Cantorum où la pratique du violon était enseignée par Alfred Loewenguth, qui fut le fondateur en 1929 du quatuor éponyme et dont le frère Roger tint la partie de violoncelle (mais dans les dernières années seulement).
L’illustre quatuor Loewenguth a beaucoup enregistré (« de Bach à Milhaud »), et fait ainsi souvent référence. Alfred Loewenguth est aussi reconnu pour les OJAL, les Orchestres de Jeunes Alfred Loewenguth, une pratique alors novatrice organisée par classe de niveau.
Aujourd’hui, Jérôme dirige  la Philharmonie parisienne, ensemble amateur qui joue dans divers lieux de la capitale les grandes œuvres du répertoire comme récemment la Grande Symphonie de Schubert – et l’été aux environs de Sarlat

Bertrand Aimar second violon
Bertrand est pour quelques concerts par an, violon solo d’Achor (le chœur et l’orchestre de l’AP-HP) et intervient à Polynotes, une école parisienne de quartier originale – mais depuis plus de 15 ans (On y fait des notes, on les met ensemble …et ça fait de la musique !)
Des exemples d’activités – j’allais oublier celles de solistes à l’orchestre de Nevers partenaire du conservatoire de Dijon,  qui viennent en supplément du métier de chambriste et de professeur de conservatoire et qui s’adressent tant aux enfants qu’aux adultes, contribuant à faire de la musique un véritable tissu social et vivant intergénérationnel.

Nicolas Galière alto
Tout en étant actuellement membre de deux trios (avec piano ou flûte) et de l’Opera Chamber Orchestra, lequel répète le Conte du Soldat pour fin janvier, Nicolas intervient à l’Académie de musique de Mirecourt, Cité des Luthiers).



Retour de Ville

Un moment de magie, auquel le public a été sensible

Sur la scène, bien que les rampes soient équipées de LED (sauf peut-être celles du fond de salle), il faisait bien chaud – mais cela n’a pas détourné l’attention du pianiste (Patrick Pernet).

Voici un intermède flûte et piano

Puis pour un moment plus intime, Marianne a pris la guitare

Entre chansons et musiques, des textes qui ont parlé merveilleusement à chacun, de l’humour certes, mais aussi une force incroyable que Marianne a su partager, devant les malheurs de l’existence, les instants de bonheur si précieux, la vie, qui prime !

Concert du 2/12/2018

Fauré, l’un des fondateurs – et sans doute le plus connu – de la Société Nationale de Musique, Debussy, le symboliste, Ravel enfin, à la carrière si longue. Trois compositeurs pas tout à fait de même génération, mais finalement d’une même école musicale Trois sonates célèbres Interprétées par deux musiciens, une pianiste, que nous connaissons bien et un violoniste que nous avons eu la chance de découvrir (localement, car en fait, il est connu…), deux interprètes à l’entente parfaite dans une salle de cinéma, remarquable écrin pour la musique de chambre. Pour un public de mélomanes ravis de suivre confortablement en pleine ville un concert dominical.

revoir le programme papier (fichier pdf, 44 Ko)

lire le compte-rendu de Sudouest.

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Kazuko, après le concert



2 décembre – Jérôme Simon


Kazuko Hiyama et Jérôme Simon

Dimanche 2 décembre, 15 heures
Thiviers, salle du cinéma Le Clair
entrée 12 EUR
réservation possible : 0553 551 250 (O.T. de Thiviers) ou au 0682 240 076

Jérôme Simon

Nous serons heureux d’accueillir Jérôme Simon à Thiviers pour notre dernier concert de l’Avent.
Jérôme Simon est un jeune et brillant violoniste, virtuose, concertiste mais aussi chef d’orchestre.

A la Schola Cantorum son premier maître fut Alfred Loewenguth, interprète et fondateur de l’illustre quatuor à cordes du même nom.
Après le Conservatoire national supérieur de Paris, il suit quelques master-classes, dont celles de Pierre Amoyal.
Voilà pour la filiation artistique

De Bach et Beethoven à Messiaen ou Boulez, il joue ou dirige les grandes œuvres classiques et contemporaines.
Comme Loewenguth, il a fondé son quatuor et enregistré avec celui-ci Debussy, Fauré et Ravel.

Kazuko Hiyama

Du Japon où elle a fait ses premières études pianistiques (sa mère Hisako est elle-même pianiste), Kazuko Hiyama est venue en France suivre les classes des conservatoires nationaux supérieurs de Paris puis de Lyon.

C’est avec plaisir que nous la retrouverons sur la scène du cinéma Le Clair.

Elle y est venue en effet une première fois accompagner Ghislain Di Sacco et son trio de clarinettes.
Après Chopin et sa grande valse brillante, on avait pu apprécier la finesse de son toucher dans deux préludes de Debussy (Bruyères et un éblouissant Feux d’artifice).

Elle est revenue deux ans plus tard accompagnée du violoniste Igor Volochine et du violoncelliste Boris Baraz, deux anciens des Solistes de Moscou,

L’occasion pour notre association d’un programme de musique russe qui a culminé avec le très émouvant trio élégiaque de Rachmaninoff à la mémoire de Tchaïkovski.

En invitant Jérôme Simon à se joindre à elle pour ce concert, Kazuko nous propose un retour à Debussy et aux impressionnistes

Le programme

Comme en écho au répertoire du quatuor Simon le duo interprétera en effet un programme de musique française du XXe siècle avec les sonates pour piano et violon de Debussy et de Ravel et la sonate n°1 en la majeur de Fauré.