La Fabrique de la Fake News

Nous avons rencontré Paul Bernard à Besançon. Si Tristan est connu à Paris (et en réalité dans la France entière), Paul est illustre à Besançon.


image Wikipédia

Un jour où Bernard est revenu dans cette vieille ville espagnole qui l’a vu naitre comme le grand Hugo 64 ans avant lui.
Légèrement flagorneur, nous sommes aller le visiter pour lui demander conseil, sachant qu’il sait manier les mots.
– Maître, nous préparons une manifestation de grande ampleur (essayons d’être pris au sérieux), divertissante, littéraire, artistique et musicale. Pouvez-vous nous aider à en choisir le titre le plus accrocheur ?
– Fort bien. Chers Amis, y aura-t-il de la trompette ?
– Nous l’espérons, Maître. Et peut-être aussi quatre tubas d’harmonie.
Visiblement satisfait :
– Très très bien ! J’adore les tubas. Ce sont eux qui tiennent la tension de la Marche au Supplice. Et il y aura des tambours aussi peut-être ?
– Des tambours doute non, Maître, mais toutes sortes de percussions, certainement.
– C’est parfait ! Alors, appelez-la « Avec Tambours et Trompettes !
On remarquera que ce n’est pas exactement cette version qu’on trouve sur Google – méfiez-vous des fake news …

L’année 2019

Quelques évolutions générales d’abord

Notre intention est s’agissant des deux concerts de musique de chambre, classiques ou modernes, que nous organisons habituellement chaque année, est de mieux les répartir sur l’année, l’un au printemps, l’autre à ‘automne, abandonnant ainsi le concept des concerts de l’Avent auquel nous étions devenus les seuls à nous référer depuis la démission de Michel, et dont l’insertion dans la programmation culturelle thibérienne était de ce fait devenue délicate.

Et de reprendre à partir de l’année prochaine soit en 2020 l’organisation du bal traditionnel à la salle du Parc.
Conférences et rencontres littéraires continueront à être programmées à raison d’une ou deux par an pour les unes et les autres en fonction du contexte et des intervenants possibles.
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Pour cette année, le concert d’automne 2019 aura lieu le 24 novembre dans la salle du cinéma Le Clair. Nous avons fait appel à Jérôme Simon, que Kazuko nous a présenté l’an passé et qui viendra à son tour introduire ses partenaires au sein du quatuor à cordes qu’il a créé alors élève du conservatoire et qui tourne toujours.
Pour cette manifestation, nous avons demandé le soutien du département et de la communauté de communes dans le cadre desactions culturelles concertées en milieu rural, ce qui permettra proposer concert à un tarif raisonnable

Le concert de printemps sera remplacé cette année par un rendez-vous convivial dans les locaux du Théâtre de Poche qui nous sera prêté pour la soirée du 4 mai au cours de laquelle nous proposerons à tous ceux qui nous voudront nous rejoindre de partager lecture à haute voix, musique et chant.

Vœux

A tous, nos meilleurs vœux pour 2019


Et nos sincères remerciements à tous ceux qui par leurs soutiens, leurs relais, leurs métiers, leurs talents, leurs participations et leurs fidélités ont fait de notre saison 2018 une réussite.

L’année 2018 – bilan

Au cours de l’année 2018, nous avons organisé un bal, trois concerts et deux conférences

Bal

Le samedi 28 avril, à la salle du Parc avec le trio Anem de Périgueux. Ce trio est composé de deux accordéonistes (dont Nicolas Peuch, qui est l’arrangeur) et une chanteuse (laquelle joue également de la flûte traversière).

La salle du Parc et son parquet sont très bien adaptés à ce type de manifestation très appréciées du public.

Conférences

Nous avons organisé deux conférences sur le thème ‘Rencontre avec un Auteur’.

Le jeudi 25 octobre

Valérie Zézé , à propos de la bande dessinée dont elle est l’inspiratrice et le personnage principal ‘la Ballade des Dangereuses‘ (Prix Atomium de Bruxelles 2018).

Le jeudi 15 novembre

Hélène Tayon, à propos de son roman ‘la Levantine‘, prix du Salon de Lanouaille 2018

Variété

Le vendredi 6 et le dimanche 8 avril

Gaëtan Leclerc, neveu de Félix, est venu au Théâtre de Poche chanter les principaux succès de son oncle et partager quelques souvenirs anciens de famille.

spectacle soutenu par le conseil départemental et la communauté de communes.

Musique de chambre

 Deux concerts (programme des Concerts de l’Avent), une quarantaine de spectateurs chacun ,salle du Le Clair à l’acoustique si pure.

le dimanche 4 novembre

Emilie Ballet violon et Florimond Dal Zotto violoncelle : Bach, Prokofiev, Cassadó et la sonate de Ravel jouée de façon remarquable.

En bis, la passacaille sur un thème de Haendel du violoniste et compositeur norvégien Halvorsen

le dimanche 2 décembre

Kazuko Hiyama piano et Jérôme Simon violon pour un récital de musique française avec les trois sonates de Fauré, Debussy et Ravel. En bis la berceuse en ré de Fauré.

spectacle soutenu par le conseil départemental de la Dordogne et la communauté de communes Périgord Limousin.

Evolution du bureau

Au cours de l’exercice, le bureau a été renouvelé à la suite des souhaits du président et du trésorier de se retirer.
Georges a conduit l’association avec sagesse, prenant un peu au pied levé, la succession de Michel à la suite des élections municipales. Secoué par un problème de santé maintenant heureusement maîtrisé, il reste membre de l’association mais a encore besoin de repos.
Bernard Imbault a pendant treize ans – depuis 2005 – tenu les comptes avec diligence et rectitude et assuré avec convivialité le relais cantonal de la convention culturelle jusqu’à la création de la CdCPL l’an dernier. Président depuis trois d’Itinévert, il se consacre désormais …à la promenade, et survole chaque année l’Atlantique nordvers le Québec,
A tous deux nos remerciements sincères.

Sylvain Noël a repris la présidence, Gilles Gourio devient le trésorier et Brigitte Manaud assure désormais complètement la fonction de secrétaire.

Concert du 2/12/2018

Fauré, l’un des fondateurs – et sans doute le plus connu – de la Société Nationale de Musique, Debussy, le symboliste, Ravel enfin, à la carrière si longue. Trois compositeurs pas tout à fait de même génération, mais finalement d’une même école musicale Trois sonates célèbres Interprétées par deux musiciens, une pianiste, que nous connaissons bien et un violoniste que nous avons eu la chance de découvrir (localement, car en fait, il est connu…), deux interprètes à l’entente parfaite dans une salle de cinéma, remarquable écrin pour la musique de chambre. Pour un public de mélomanes ravis de suivre confortablement en pleine ville un concert dominical.

revoir le programme papier (fichier pdf, 44 Ko)

lire le compte-rendu de Sudouest.

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Kazuko, après le concert



2 décembre – Jérôme Simon


Kazuko Hiyama et Jérôme Simon

Dimanche 2 décembre, 15 heures
Thiviers, salle du cinéma Le Clair
entrée 12 EUR
réservation possible : 0553 551 250 (O.T. de Thiviers) ou au 0682 240 076

Jérôme Simon

Nous serons heureux d’accueillir Jérôme Simon à Thiviers pour notre dernier concert de l’Avent.
Jérôme Simon est un jeune et brillant violoniste, virtuose, concertiste mais aussi chef d’orchestre.

A la Schola Cantorum son premier maître fut Alfred Loewenguth, interprète et fondateur de l’illustre quatuor à cordes du même nom.
Après le Conservatoire national supérieur de Paris, il suit quelques master-classes, dont celles de Pierre Amoyal.
Voilà pour la filiation artistique

De Bach et Beethoven à Messiaen ou Boulez, il joue ou dirige les grandes œuvres classiques et contemporaines.
Comme Loewenguth, il a fondé son quatuor et enregistré avec celui-ci Debussy, Fauré et Ravel.

Kazuko Hiyama

Du Japon où elle a fait ses premières études pianistiques (sa mère Hisako est elle-même pianiste), Kazuko Hiyama est venue en France suivre les classes des conservatoires nationaux supérieurs de Paris puis de Lyon.

C’est avec plaisir que nous la retrouverons sur la scène du cinéma Le Clair.

Elle y est venue en effet une première fois accompagner Ghislain Di Sacco et son trio de clarinettes.
Après Chopin et sa grande valse brillante, on avait pu apprécier la finesse de son toucher dans deux préludes de Debussy (Bruyères et un éblouissant Feux d’artifice).

Elle est revenue deux ans plus tard accompagnée du violoniste Igor Volochine et du violoncelliste Boris Baraz, deux anciens des Solistes de Moscou,

L’occasion pour notre association d’un programme de musique russe qui a culminé avec le très émouvant trio élégiaque de Rachmaninoff à la mémoire de Tchaïkovski.

En invitant Jérôme Simon à se joindre à elle pour ce concert, Kazuko nous propose un retour à Debussy et aux impressionnistes

Le programme

Comme en écho au répertoire du quatuor Simon le duo interprétera en effet un programme de musique française du XXe siècle avec les sonates pour piano et violon de Debussy et de Ravel et la sonate n°1 en la majeur de Fauré.

Le Levant d’Hélène Tayon – rencontre du 15 novembre

Causerie d’Hélène Tayon ce 15 novembre 2018
à propos de son roman La Levantine.
[télécharger le fascicule corrigé]

l’argument

Hélène Tayon a repris l’argument du livre, qui n’est pas du tout chronologique en retraçant les principales étapes de la vie de l’héroïne Rose-Anne Vivien (sans donc parler de la dernière partie, les négociations de M. Trappe avec les créanciers, les dernières correspondances de Rose-Anne, le voyage de M. Trappe à Smyrne et aux rochers des sirènes).
Donnant ainsi une bonne idée de la tonalité générale du roman.

  • Rose Anne Vivien naît donc à Smyrne en 1996.

    Son père, dont la famille vient de Bergerac, très cool avec sa fille (voir la citation de Durell qu’Hélène Tayon lui attribue en exergue) faible avec son épouse.

    Sa mère, arrivée de Saint-Junien pour un mariage conclu en Limousin. Elle vient d’une famille de tanneurs. A la morale bien rigoriste et pour tout dire, très coincée.

    La colonie levantine bien a l’écart dans ses villas luxueuses du bord de mer (sous baux emphytéotique ou par des hommes de paille), ne pensant qu’au le négoce (exportation du tabac, de l’opium, des fruits secs), riche aux as, investissant dans les bijoux, en France, et dépensant un max, mais allant à l’église tous les dimanches comme une mondanité ; ne se mêlant pas au pays sinon avec quelques négociants comme eux mais turcs multilingues.
    Dans ce contexte, la jeunesse dorée, assez libre sans que cela se voit trop (des parents).

    La sage Rose-Anne ; qui se fait violer à la plage par son ami turc. La liaison torride qui s’ensuit conçue une vengeance car elle n’aboutira pas à une vie commune.
    Le promenade sur les « Rochers aux Sirènes » et l’amour dans la mer avant les vacances en France avec ses parents.
    La fausse couche.
    La parenthèse d’Istanbul, à Notre-Dame de Sion pour préparer le bac, malgré l’encadrement sévère, les sorties avec Coco la tante, mal vue de la mère [et pourtant la partie lumineuse du roman].
    Les études d’économie à Paris, la drague permanente, finalement avec un professeur. le mariage et le départ sur Bordeaux.
    La paresse de Rose-Anne. On devine une vie oisive et vaine (elle a été bonne élève, bac avec mention à Notre-Dame de Sion à Istanbul, mais depuis elle ne lit plus beaucoup [à dire vrai l’auteur n’en sait rien]). l’appétit sexuel faiblissant, la chute dans la dépendance à l’achat compulsif.
    Les choses se gâtent
    alcoolisme du père qui, à Smyrne où il se meurt, épuise sa fortune. La faillite de la tannerie limousine. La mise en congé du mari dont les revenus s’amenuisent. La fuite dans le crédit permanent.


Deux livres cités
La Confusion des sentiments, une nouvelle de Stefan Zweig (transposée en hétéro ?)
Le Quatuor d’Alexandrie quatre volumes de Lawrence Durrell, dont une citation est mise sous la plume de Paul Vivien, le père de Rose-Anne dans le roman.

Smyrne et le Levant
Hélène Tayon a ensuite évoqué ses souvenirs de la société levantine et du séjour d’es tayons, lui dirigeant le cercle culturel, ele professeur au lycée français., les levantins célèbres (Balladur, Glavany, Kaporal – comme les Gitanes, et d’autres), l’exception d’un mariage entre deux fortunes l’une turque (propriétaires des autocars), l’autre levantine (Jiro) le départ de la plupart des levantins vers d’autres aventures.
[évocation du lycée turc Tevfik Fikret]

Sur l’histoire de Smyrne (Izmir en turc), on peut lire un article du Monde diplomatique en ligne :
https://www.monde-diplomatique.fr/2008/03/MANSEL/15723
lequel remonte à la refondation de la ville par les Eoliens après la destruction du site hittite.

« La Belle Vie »

Jeudi 15 novembre, 18 heures
Thiviers, bibliothèque,
conférence


Hélène Tayon, Lanouaille 2018

Rencontre avec Hélène Tayon
la Belle Vie

Hélène Rayon, notre voisine de Payzac, a longuement enseigné au Proche-Oient, c’est à dire au Levant, et au Moyen-Orient, dans les lycées et les écoles françaises. Ayant pris sa retraite il y a quelques années après un dernier poste en France au collège de Thiviers, elle se consacre depuis à la littérature. La Levantine est son quatrième ouvrage et son deuxième roman

Rose-Anne Vivien, levantine et personnage principal de l’histoire, est ainsi accompagnée par l’auteur tout au long d’une vie qui n’aura au fond que les apparences de la belle vie, depuis l’opulente Izmir où les enfants des planteurs de tabac turcs et des négociants français vivent une jeunesse dorée, et, dans le roman, des amours secrètes et mouvementées.
Istanbul ensuite, où une tante mène une vie libre, cultivée et heureuse à laquelle Rose-Anne ne goûtera que brièvement, presqu’en cachette et malgré elle.
Saint-Junien et Limoges où la mère de Rose-Anne se montre très rigoriste jusqu’à l’absurde et l’insensible.
Paris et son université où Rose-Anne trouve un mari commode plus âgé qu’elle mais qui assure au couple l’assisse bourgeoise que Rose-Marie recherche.
Une banlieue cossue de Bordeaux enfin où Rose-Anne, devenue femme mûre et son mari vieillissant, tombera sous l’emprise de la société de consommation et du vivre à crédit.
Autant de situations et de contextes pour lesquels Hélène Tayon développera dans sa causerie quelques-uns des problèmes sociétaux d’aujourd’hui et du passé levantin récent, évoqués par son ouvrage et qu’elle juge importants.

Concert du 4/11/2018

Cinquième suite pour violoncelle seul de Bach, sonate pour violon seul de Prokofiev, suite pour violoncelle de Cassadó interprétées successivement sur deux excellents instruments de luthiers français du XIXe

  • un violon de 1808 du luthier Pique à Paris (à l’angle de la rue de Grenelle-Saint-Honoré  – aujourd’hui rue Jean-Jacques Rousseau – et de la la rue des Deux Ecus – qui n’existe plus).
  • un violoncelle d’Hippolyte Coussin de même époque sur le modèle d’un Guardagnini

Des instruments servis par des interprètes d’une grande justesse et d’une grande sensibilité.

Et d’une entente parfaite pour une sonate violon-violoncelle sublime, dernière pièce du programme.

En bis, le duo Pandora a joué la pasacaille d’Halvorsen (1864-1935) sur un thème de Haëndel.

association culturelle pays thibérien