Une après-midi très conviviale avec le trio Ruvido


Hugo Proy Juliette Bourette et Ilyes Bouffaden

Alors qu’à l’extérieur le temps était plutôt maussade, partagé entre grosses averses et modestes éclaircies, le récital du trio Ruvido au Le Clair s’est déroulé dans une atmosphère conviviale relevée par l’ambiance si cosy de la salle.

Le public a été pris d’emblée par le charme particulier du trio d’anches dans les canons extraits des Variations Goldberg (une sur trois), particulièrement lisibles dans la transcription pour instruments à vent.

L’interprétation du divertimento pour trois cors de basset transcrit pour la clarinette d’aujourd’hui, le hautbois et le basson, a été …mozartienne, tout simplement.

L’ouverture de l’Echelle de soie de Rossini, très brillante, a donné envie d’entendre la suite : l’Odyssée à Périgueux ou le Théâtre-Opéra à Limoges peuvent maintenant programmer sans soucis l’opéra-bouffe dans son entièreté pour leurs prochaines saisons.

Et juste avant les Cinq pièces en trio de Jacques Ibert dédiées à Fernand Oubradous, le père-fondateur en quelque sorte du trio d’anches, on avait apprécié la simplicité parfaite du « Concert champêtre » d’Henri Tomasi grâce auquel on a pu rêver un instant à nos déjeuners sur l’herbe du printemps prochain.

Retour à l’urbanité avec en bis une composition d’Hugo Proy sur un thème de Joe Isaishi pour le film Nausicaa de la vallée du vent d’Hayao Miyazaki, la composition de Miles Davis Nardis et enfin le célèbre Tico-Tico no Fubá.

Croissance, croissance…

La conférence du 7 novembre sur le mythe de la croissance et ses limites a attiré un public sérieux (avec en particulier, la participation d’élus des communes voisines de Thiviers) qui a pratiquement rempli le Théâtre de Poche. Nous le remercions pour son accueil gracieux.
Devant l’intérêt rencontré et « à la demande générale », il y aura un prolongement.
Ce sera en janvier au cinéma Le Clair autour d’un film documentaire préparation en cours

Trio Ruvido



Le trio Ruvido est le trio d’anches du quintette éponyme que nous avons reçu en décembre 2014 et qui avait été très apprécié. Le trio d’anches propose un répertoire bien différent de celui du quintette à vent et plus nettement chambriste.

Les musiciens

Juliette Bourette, basson, est le leader et bien que cela commence à être difficile pour les uns et les autres en termes d’engagements, entre la préparation des examens finaux (le flûtiste est en ce moment au conservatoire de Genève…), les concerts et les participations aux concours internationaux de quelques-uns, elle aimerait rejouer avec ce quintette qui d’emblée s’était fait remarquer pour sa qualité – et on peut penser que cela se fera même si le trio d’anches prendra sa vie propre (cf. supra)

Depuis son concert à Thiviers, Juliette, a passé son prix du CRR Paris (on le présente quand le professeur vous dit de le faire), et est entrée au Conservatoire, où elle entame sa troisième année.
Elle travaille beaucoup en orchestre orchestre français des jeunes, quelques autres entre temps. Et maintenant orchestre des jeunes de l’Union européenne, et une tournée en Chine il y a quelques jours.
On a appris incidemment que c’est le grand-père de Pierre qui l’avait attirée vers le basson, mais ça n’arrive pas à toutes les jeunes filles même douée pour la musique.
Ilyes Bouffaden, hautbois, est lui aussi issu du CRR Paris, et également en troisième année du Conservatoire. Titulaire de quelques grands prix internationaux spécifiques de son instrument, il a été appelé récemment comme hautboïste solo dans l’Orchestre de Chambre de Paris, une formation renommée qui joue régulièrement au Théâtre des Champs Elysées.
Quant à Hugo Proy il s’engage dans une carrière non moins intéressante mais moins banale et travaille avec de nombreux grands du jazz. Et il fait le sideman, métier difficile et rare qui consiste à venir étoffer les ensembles de jazz établis pour leurs enregistrements (et évidemment, il faut jouer dans le style de chacun).

Le programme

Bach, un extrait des variations Goldberg : les 9 variations en canon (de trois en trois de 3 à 27) arrangés pour trio d’anches arrangées par Michek Del Giudice, un chef de musique qui aura ainsi (entre autres) fait son chemin.
Mozart, un divertimento pour trois cors de basset transcrit par Oubradous (quasiment le père fondateur des trios d’anches)
Rossini, la Sinfonia de la Scala di Seta où le hautbois a le beau rôle. Un arrangement d’un musicien franco-allemand Stéphane Egerling, hauboïste évidemment. On commence à rejouer l’Echelle de Soie dans son entièreté (c’est une grosse farde), mais la sinfonia est toujours restée au répertoire.

Pour la deuxième partie

Tomasi, dont nous pensions que personne ne le connaissait (en tout cas pas nous) mais si, il a son nom dans le sudest presque partout, et même (il était corse) au CRR d’Ajaccio. C’est qu’il a écrit beaucoup d’œuvres importantes avec lesquelles il a eu de beaux succès à Paris comme en Provence : grands concertis, poèmes symphoniques (d’inspirations très intellectuelles et littéraires), ouvrages lyriques
Pour cette fin d’après-midi dominicale, ce sera un simple et délicieux Concert champêtre.

Ibert, dont la gloire du Prix de Rome, de la direction de la villa Médicis et de celle de l’Opéra et de l’Opéra comique (à l’époque réunis en une seule institution) s’est conservée, et qui était un ami des trios d’anches : ce sera donc, dédiées à Oubradous Cinq Pièces en trio

Dimanche 12 novembre 15 heures
salle du cinéma Le Clair, 4 avenue du Général Leclerc

Croissance : mythe …et limites

Mardi 7 novembre, 20 heures 30
Thiviers, salle du Théâtre de Poche

à l’ancien espace Virmouneix, impasse de Tombouctou, 34-36 rue du Général Lamy
06 41 90 66 18

entrée libre – conférence-débat gratuite

Croissance !

L’invocation du mot est omniprésente dans le discours politique et économique.
La croissance peut être plus forte qu’annoncé, ou bien n’a pas été celle qu’on espérait – et pourtant on en attendait beaucoup.

François Bouchet nous propose de partager une réflexion sur le contenu du concept de croissance économique, quelles sont la nature et la manifestation des phénomènes ainsi appréhendés, quels en sont les mesures et les effets sur nos sociétés et notre environnement, quelles sont dès lors les perspectives à long terme pour notre avenir ?

  • François Bouchet, expert en développement durable, est diplômé de l’institut Eco-Conseil de l’INSAI de Strasbourg.
    Il réside à Saint Jory de Chalais

Assemblée Générale du 7 Février !

L’assemblée générale s’est tenue le mardi 7 février 2017 (exercice 2016)

Le compte du nombre d’adhérents (c’est à dire des bénévoles participant à l’organisation des manifestations) est augmenté de deux unités.

Le bureau a été reconduit
Georges Stocki, président
Gabriëlle Eichholtz vice-présidente
Bernard Imbault trésorier
Didier Méry trésorier adjoint
Sylvain Noël secrétaire
Brigitte Manaud secrétaire adjointe

Quatuor Marjan – de Pergolèse à Piazzolla

Dimanche 4 décembre, 15 heures
Thiviers, salle du cinéma Le Clair
de Pergolèse à Piazzolla
quatuor Marjan
flûte hautbois harpe et piano
possibilité de réserver au O682 240 076
marjan-2016@acthiv.fr

le quatuor Marjan
 


Valerie Leroux
flûte

Peter Onnes
hautbois

Marjan Deiman
harpe

Charlotte Segonzac
piano

le programme

Johann Joachim Quantz (1693 – 1773)
sonate en trio en do mineur, Andante moderato et Allegro
flûte, hautbois, harpe, piano

Pergolèse (1710 –1736) – Danbé (1840 – 1905)>
O Salutaris
flûte, hautbois, harpe, piano

Mozart (1756 – 1791)
concerto pour flûte et harpe KV 299, 2e mouvement Andantino
flûte, harpe et piano

Pauline Viardot (1821 – 1910)
Tarentelle
flûte et piano

Saint-Saëns (1835 – 1921)
sonate pour hautbois et piano – opus 166 – Andantino, Allegretto, Molto Allegro
hautbois et piano
et
Romance de la suite pour orchestre op 49
flûte, cor anglais, harpe et piano

Cécile Chaminade (1857 – 1944)
Concertino pour flûte op 107
flûte, hautbois, harpe et piano

Debussy (1862 – 1918)
Danse sacrée et Danse profane
harpe et piano

Prokofiev (1891 – 1953)
prélude opus 12 n°7
harpe

Piazzolla (1921 – 1992)
Oblivion
flûte, cor anglais, harpe, piano

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Maestro trio à cordes avec piano : la Musique russe

Dimanche 13 novembre, 15 heures
Thiviers, salle du cinéma Le Clair
la Musique russe
Maestro trio à cordes avec piano

la pianiste


Kazuko Hiyama

Kazuko est une jeune pianiste pleine d’avenir, qui a commencé l’étude de la musique au Japon où elle est née et est venue en France en 1996, où elle s’est mariée et réside maintenant après être passée par les Conservatoires de Paris et de Lyon (CNSMD).
Ele a découvert la salle du cinéma Le Clair de Thiviers, où elle tenait le clavier entouré de trois clarinettiste pour le concert de l’Avent du 15 novembre 2014.
Nous avons aussitôt remarqué son talent lorsqu’elle a entamé la Grande Valse Brillante op. 18 (celle où Chopin met en valeur le dispositif de double échappement que le facteur Erard invente en 1832), puis nous avons été enthousiasmés par son interprétation de deux préludes du Livre II de Debussy : Bruyères et Feux d’Artifice.

les archets


Igor Volochine

Boris Baraz


On pourrait dire que l’histoire commence au conservatoire Tchaïkovski à Moscou qui voit passer parmi ses élèves Igor pour le violon et Boris pour le violoncelle.
Elle se poursuit toujours à Moscou lorsque Youri Bashmet appelle Igor et Boris à rejoindre les Solistes de Moscou et ses grandes tournées internationales.
Puis viennent la perestroïka, l’ouverture de l’Union soviétique, la crise néo-libérale.
Bientôt Igor et Boris s’installent à Paris qui devient leurs résidences définitives.
Sans préjudice des grands voyages, Igor, pédagogue réputé, privilégie l’enseignement au Conservatoire et exerce encore aujourd’hui à l’Ecole Normale de Musique.
Boris continue lui à multiplier les concerts à travers le monde (quatuor Moscow Chamber Academy ou encore, par exemple, soliste au London Philharmonia Orchestra). Il participe aussi à la transmission (par exemple à la Scuola di Musica di Fiesole, etc.).

L’histoire continue au début des années 2010 à Bordeaux, lorsque Kazuko fait la connaissance d’Igor. Ils forment bientôt un duo piano-violon qui se produit en France régulièrement.
Lorsque qu’Igor et Boris ont besoin d’une pianiste pour les trios du répertoire qu’ils connaissent presqu’intégralement et ont joué dans le monde entier, ils proposent tout naturellement à Kazuko de les rejoindre, un appel qui ne se refuse pas !

un programme de musique classique russe

de la fondation de l’école russe à la modernité (mais pas dans l’ordre)

  • Glinka (1804 – 1857)
    trio pathétique en ré mineur (1832)
  • Chostakovitch (1906-1975)
    trio n°1 en ut majeur op. 8 (1923)
  • Rachmaninoff (1873 – 1943)
    trio élégiaque n°2 en ré mineur

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Conférence : Louis Catoire (Paris 1805 – Périgueux 1864) architecte

Mardi 18 octobre 20 heures 30
Thiviers, Théâtre de Poche, ancien espace Virmouneix
impasse de Tombouctou, rue Lamy (entre le 32 et le 34)

Architecte juste diplômé de l’école des Beaux-Arts, Louis Catoire arrive à Périgueux un beau matin de 1826 pour y être reçu par le maire et le préfet.
Il y restera jusqu’à la fin de sa vie et pendant plus de 20 ans transformera complètement la ville hors de l’enceinte médiévale dont il achèvera la destruction (à l’exception de la tour Mataguerre).
L’homme fut oublié sitôt retiré. Pourtant encore aujourd’hui dans le quartier moderne on retrouve ses marques, bâtiments et fontaines, à commencer par celles du cours Montaigne et de la place Bugeaud.
Aussi les historiens locaux, et le premier Jacques Lagrange, l’ont-ils rappelé par leurs publications au souvenir de la postérité et désormais l’Office de Tourisme de Périgueux inclue régulièrement dans son offre de visites, un périple XIXe siècle spécifique.
La conférence présentera la vie de cette personnalité au caractère plein de contradictions elle nous promènera dans Périgueux (et au-delà jusqu’à Thiviers) à la découverte de l’empreinte de Catoire sur la ville, s’appuyant sur un diaporama de photographies anciennes et contemporaines.
Ancienne enseignante, romancière et photographe à l’occasion, la conférencière Nelly Buisson est passionnée d’aquarelle, d’histoire et de littérature.

Nelly buisson

le 21 octobre 2016
Etrange destinée que celle de Louis Catoire, enfant naturel apparemment abandonné mais poussé jusqu’à l’école des Beaux-Arts, puis jeune diplômé, jusqu’à la préfecture de Périgueux, où il fut accueilli à bras ouverts. Porté aux nues par la presse locale sur la durée de ses fonctions d’architecte départemental, puis brusquement ignoré et finalement oublié !
Aujourd’hui, il n’est guère connu que des affiliés et des amis de la Shap, devant laquelle plusieurs études lui ont été consacrées, et des visiteurs que Martine Balout et ses assistantes ont conduits avec passion dans le Périgueux « du XIXe siècle ». Probablement plus célèbre en dehors de la ville qu’auprès des héritiers de ceux dont il était devenu le concitoyen.
Nelly Buisson a restitué avec brio la vie de ce personnage qui garde encore quelques mystères (pas un portrait de lui, par exemple) tout en nous en en faisant apprécier le réel génie.

la Renaissance musicale en Europe

Viva Voce et la Renaissance musicale

La liste des compositeurs figurant au programme de ce concert du 2 octobre 16 heures à l’église de Thiviers :

Roland de Lassus, Adrian Willaert, Tomás Luis de Victoria, Pierre Sandrin, Claudin de Sermisy, Clément Janequin, Maddalena Casulana, Philippe Verdelot, Costanza Festa, Cristóbal de Morales, Gregor Aichinger, Salomone Rossi, John Dowland.


le 4 octobre

Brillant concert unanimement apprécié, où les compositeurs et les poèmes connus ont heureusement équilibré la découverte d’autres moins connus.

Le groupe revient à ses premières amours, la musique baroque, et prépare maintenant un concert Haendel.

Punta de Bordaro da Palestina

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association culturelle pays thibérien