Trio Sans Ombre

Dimanche 7 novembre 15 heures
scène du cinéma Le Clair
trio à cordes
entrée 12 EUR
contact et réservation 05 53 55 12 50 (O.T.) et 06 82 24 00 76
avec le soutien du département de la Dordogne, de la communauté Périgord Limousin et de la commune de Thiviers

Le programme comprendra

la sérénade en ré majeur op. 10 de Beethoven
la sérénade en ut majeur op. 8 d’Ernő Dohnányi  (4e mouvement)
le trio D581 en si bé bémol majeur de Schubert
transposées pour trio à cordes, les variations Goldberg (1 à 12)

Le trio

Maria Ciszeuska violon
A l’origine de la création du trio Sans Ombre, Maria Ciszeuska est née à Gdansk où elle a passé son enfance. Sa famille s’est ensuite installée à Flensbourg, ville luthérienne du Schleswig-Holstein, proche du Danemark, où pendant ses années de gymnasium, elle a été formée, bien que catholique, aux musiques de Buxtehude et de Bach par le Cantor de la paroisse. Elle a poursuivi à Weimar puis à Guidhall en Grande Bretagne où elle a rencontré un maître de l’improvisation en musique classique Dovid Dolan.
Toujours inventive, elle a constitué un sextuor à cordes (double trio) avec dans son répertoire à venir, les sextuors de Brahms

Nicolas Galière alto
Formé à la musique de chambre par le premier violon du quatuor Amadeus, Nicolas Galière, altiste du quatuor Simon, a rejoint le trio Sans Ombre peu de temps après sa fondation. Il est d’autre part soliste de l’Open Chamber Orchestra, lequel prépare actuellement une intégrale des concerti de Mozart avec la pianiste Dana Ciocarlie. Il intervient à l’Académie de musique de Mirecourt, Cité des Luthiers. Et il est l’un des tuteurs de l’Orchestre français des Jeunes Talents.

Marta Bannenberg (Bannenberg-Yordanova), violoncelle
L’une des fondatrices du trio Sans Ombre, Marta Banneberg a fait ses études de violoncelle à l’Académie nationale de musique Pantcho Vladiguerov  à Sofia , en Bulgarie, pays dont elle est native. Sa sélection à Magdebourg dans le pupitre des violoncelles de l’Orchestre Européen des  Jeunes lui a permis – parcourant toute l’Europe, d’en découvrir les grandes salles et d’explorer tour le répertoire symphonique.
Ayant choisi il y a 18 ans de s’installer la France, elle s’est rapidement rapprochée de l’Orchestre national de Radio-France et a bénéficié de l’enseignement personnel de très imprégné de l’accompagnement orchestral de l’opéra qu’il a pratiqué à Covent Garden.
Elle a rejoint en 2016 le quatuor Janus et prépare avec eux le programme Les Voix étouffées – par la 2e guerre mondiale – destiné à restituer au public d’aujourd’hui les quatuors de  compositeurs au destin brisé tels que Zemlinsky, Krásac ou Ulmann


Rimbaud, des vies, une œuvre / ANNULÉ

De confinements en confinements, de reports en reports, la programmation de ce spectacle, inutilement embarrassé d’accessoires qu’on pouvait en réalité trouver sur place, a été définitivement annulée

Le sujet nous plaisait, dans l’actualité d’Isabelle Rimbaud, sœur d’Arthur, à laquelle (avec son mari) le poète qui lui doit l’immensité de sa postérité.
Surtout, on avait apprécié lors des contacts téléphoniques la qualité et le charme de la voix d’Hélène. Et sa passion pour le texte.

On espère retrouver Hélène pour une autre occasion et une autre mise en scène

Quatuor Simon

Dimanche 24 novembre 15 heures
salle du cinéma Le Clair
quatuor à cordes Simon
entrée 12 EUR
contact et réservation 06 82 24 00 76
avec le soutien du département de la Dordogne, de la communauté Périgord Limousin et de la commune de Thiviers

Le programme est ainsi composé :
Beethoven le quatuor n°7
Dvořák les Cyprès romances 2, 11 et 12
Schumann le quatuor n°1

Le quatuor
Le quatuor Simon est né de la rencontre à Paris il y a « quelques » années de quatre futurs grands prix du Conservatoire. Cet ensemble reçut d’emblée plusieurs distinctions. Membres fondateurs Maud et Jérôme furent ensuite rejoints par Bertrand et Nicolas.
« De Bach à Boulez », le quatuor  Simon  a  de nombreux enregistrements en CD et à la radio. Le CD disponible le plus récent est celui du Quatuor Armingaud de Lalo. On attend l’impression de ceux, dont les bandes sont prêtes, de Brahms et du compositeur chilien Enrique Soro (1884-1954)

Maud violoncelle et Jérôme premier violon
La famille Simon fréquentait les Loewenguth. Aussi Maud et Jérôme commencèrent-ils véritablement leurs études musicales à la Scola Cantorum où la pratique du violon était enseignée par Alfred Loewenguth, qui fut le fondateur en 1929 du quatuor éponyme et dont le frère Roger tint la partie de violoncelle (mais dans les dernières années seulement).
L’illustre quatuor Loewenguth a beaucoup enregistré (« de Bach à Milhaud »), et fait ainsi souvent référence. Alfred Loewenguth est aussi reconnu pour les OJAL, les Orchestres de Jeunes Alfred Loewenguth, une pratique alors novatrice organisée par classe de niveau.
Aujourd’hui, Jérôme dirige  la Philharmonie parisienne, ensemble amateur qui joue dans divers lieux de la capitale les grandes œuvres du répertoire comme récemment la Grande Symphonie de Schubert – et l’été aux environs de Sarlat

Bertrand Aimar second violon
Bertrand est pour quelques concerts par an, violon solo d’Achor (le chœur et l’orchestre de l’AP-HP) et intervient à Polynotes, une école parisienne de quartier originale – mais depuis plus de 15 ans (On y fait des notes, on les met ensemble …et ça fait de la musique !)
Des exemples d’activités – j’allais oublier celles de solistes à l’orchestre de Nevers partenaire du conservatoire de Dijon,  qui viennent en supplément du métier de chambriste et de professeur de conservatoire et qui s’adressent tant aux enfants qu’aux adultes, contribuant à faire de la musique un véritable tissu social et vivant intergénérationnel.

Nicolas Galière alto
Tout en étant actuellement membre de deux trios (avec piano ou flûte) et de l’Opera Chamber Orchestra, lequel répète le Conte du Soldat pour fin janvier, Nicolas intervient à l’Académie de musique de Mirecourt, Cité des Luthiers).



Rencontre avec Nelly Buisson

Jeudi 21 novembre 18 heures
Thiviers, bibliothèque
Rencontre avec … Nelly Buisson
Propos sur les Faïences de Thiviers
présentation de son nouveau roman
En Attendant Emma
entrée libre – manifestation gratuite

Dans son dernier roman, qui vient juste de paraître ce 9 novembre, Nelly Buisson déroule dans un hameau du pays de Thiviers une intrigue amoureuse franco-anglaise aux rebondissements multiples. On découvre assez vite que le héros anglais de l’affaire n’est pas là par hasard : descendant d’un faïencier anglais, il possède des pièces au « Rouge de Thiviers » et cherche à en savoir davantage sur leur histoire !

A mesure que se résout l’intrigue contemporaine, l’explication de l’énigme historique presque cornélienne et en tout cas tragique, apparaîtra progressivement grâce à une enquête collective, dans laquelle interviennent en arrière-plan des thibériens connus.

Tandis qu’in fine, à l’issue de l’aventure, chacun des héros romanesques trouve sa juste place en France ou en Angleterre , et peut-être, l’espoir d’un bonheur raisonnable et durable.

Plus qu’une lecture

Flore et Michel
Flore Audebeau et Michel Gendarme – photo Richard Mailfert
la grue origami du décor a été réalisée par Isabelle Jura – L’Atelier

Vendredi 8 novembre, le public thibérien a donc pu découvrir au Théâtre de Poche la pièce Origami Blues de Michel Gendarme. Une performance oscillant tour à tour entre un récit d’une grande tension, cachant autant que possible une grande indignation, et des images poétiques d’une grande sensibilité.

Dans  le contexte d’un Japon d’après-guerre sous le contrôle du vainqueur, où croisant le projet étrange (the Hiroshima Maidens) de réhabilitation aux Etats-Unis d’exactement 24 jeunes filles – sur des dizaines de milliers, et la sacralisation de la légende des Mille Grues telle qu’incarnée au Parc de la Paix par la statue de Sadako Sasaki  – qui a vraiment existé et dont l’auteur reprend le prénom, le dialogue évoque par une vie particulière brève et fictive mais si banale, le calvaire des jeunes filles victimes des brûlures de l’explosion d’Hiroshima et des leucémies foudroyantes qui sont venues plus tard, les maladies de la bombe.>La voix claire et chaleureuse de Flore Audebeau comédienne et metteur en scène  et les intonations subtiles de Michel Gendarme ont donné vie à cette pièce, qui devrait être produite à Bordeaux en 2021 par la compagnie l’Art-Hache-Scène .

Plus qu’une lecture et presque une création, quasi achevée du moins dans sa dimension sonore et radiophonique, aux intermèdes musicaux près – si tant est qu’ils soient nécessaires, à dire vrai, pendant le bord-de-scène, seule Flore la metteur en scène y pensait.

Origami Blues

Vendredi 8 novembre 20 heures 30
salle du Théâtre de Poche
Origami Blues
lecture à deux voix
entrée 10 EUR
contact et réservation : 06 82 24 00 76

Origami Blues est le titre de la dernière pièce que vient d’écrire Michel Gendarme.

Encore inédite, mais déjà connue

En effet, la dernière pièce de notre voisin de Ligueux, auteur et poète bien connu – et même pus récemment romancier, a été distinguée en 2018 lors des journées de Lyon des auteurs de théâtre, l’équivalent de la compétition pour le Goncourt quoique plus confidentiel : on va voir le théâtre plus qu’on ne le lit (et qu’on ne l’édite).

La pièce est une fiction tragique qui comme le titre le suggère quelque peu, se déroule dans un Japon sous le contrôle du vainqueur d’Hiroshima.

Poignez vilain

Toute le monologue « la Solitude du Mammouth » est construit sur l’illustration d’un vieux proverbe médiéval qui est parvenu jusqu’à nous grâce à Rabelais :

Oignez vilain, il vous poindra
Poignez vilain, il vous oindra.

La plupart des commentaires s’appesantissent sur la figure de style. Ici le vilain n’est pas nécessairement paysan ou serf. Le dicton est destiné à l’honnête homme, ou à l’honnête femme : le vilain est, en français moderne, juste un beauf.

Bérénice, jouée par Geneviève Damas, est une honnête femme d’autant plus assurément qu’à la fin la justice immanente lui donne raison – laquelle ne s’embarrasse pas de la morale ordinaire.

Dans le pièce, tout est vrai :
les mammouths ont vraiment commencé à disparaître au Pléistocène inférieur alors qu’homo sapiens était déjà entré dans l’histoire ;

Joseph Beuys est un réel artiste allemand qui a en effet été exposé à Beaubourg en nonante quatre ;

les techniques colombophiles pour attirer les pigeons sont rigoureusement exactes ;

les moteurs thermiques n’aiment pas du tout le sucre

Ambiorix, chef des Eburons aussi, tous ceux qui ont lu la guerre des Gaules d’un bout à l’autre (de moins en moins nombreux) le savent – des germains d’ailleurs selon César ;

et Brice bien sûr, est un beauf parfait.

Petite rouerie supplémentaire, qui n’aura échappé à aucun belge, il se pourrait que le grand travail de ce pâle universitaire ne soit en définitive que le projet fictif de décalque de l’épopée en cinq chants publiée par un certain Johannes Nolet de Brauwere van Steeland en 1841 et traduites en français en 1846 par Pierre Lebrocquy.
Une raison supplémentaire, pour que justice passe.